Grand-Angoulême 
Les organisateurs de la Garden Nef Party ont décidé, ce matin de jeter l'éponge pour l'édition 2010. Dans un communiqué de presse il annoncent l'abandon de ce festival de rock qui se déroulait depuis quatre ans au mois de juillet à Angoulême. Les deux patrons de la Garden, Christophe Davy le producteur, et Jean-Louis Ménanteau, le directeur de la Nef , justifient cette décision par l'absence de réponse de la ville d'Angoulême et de la Comaga à leur demande de subvention. Décidés à faire passer un cap à leur manifestation, ils souhaitaient une rallonge des soutiens publics. Mais la ville d'Angoulême leur a fait savoir ce matin qu'au mieux, ces aides seraient à la même hauteur que celles obtenues l'an dernier. Pour boucler l'ambitieuse programmation de la vingtaine de groupes internationaux prévus, ils devaient donner une réponse avant le 15 novembre. Le coup est rude pour ce festival angoumoisin qui était parvenu avec une capacité d'autofinancement exemplaire (70%) à se hisser au plus haut niveau des scènes européennes. Sans édition 2010, pour laquelle il se murmurait un éventuel retour de Noir Désir, il est difficilement envisageable de tabler sur une éventuelle reprise retour pour les années suivantes. Le communiqué officiel: Un jardin meurt, on a rêvé, trop peut-être. Sans amertume mais avec un immense regret, l’équipe du festival a la peine de vous annoncer la mort d’une utopie, celle d’avoir imaginé la Garden Nef Party dans une conjoncture qui incite plus à la prudence qu’à l’aventure. En trois ans seulement, le pari était presque gagné, nous avons atteint tous les objectifs annoncés, qu’ils concernent le bilan artistique, le rayonnement international du festival, mais aussi la qualité de l’accueil des artistes et du public, ou l’appropriation de l’événement par la population. Malgré les efforts de tous et de nombreux soutiens, malgré l’envie intarissable d’y replonger, les conditions ne sont vraiment pas réunies pour aller plus loin. Le processus décisionnel des pouvoirs publics et la construction d’une manifestation comme celle-ci n’avancent pas au même tempo. Impossible de préparer un festival sans aucune garantie, en ayant la confirmation des engagements dans le semestre même de la prochaine manifestation. Nous tenons à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui, dans l’ombre, ont donné de leur énergie et de leur temps durant ces trois années : en premier lieu les bénévoles (350 en 2009) mais également les groupes, le personnel des services de la Ville et de l’Agglomération d’Angoulême, de la Préfecture de la Charente, les commerçants, les voisins et bien sûr le public. Nous gardons à l’esprit de merveilleux souvenirs et sommes très fiers de ce qui a été accompli car nul doute, la GNP laissera des traces. A l’image des héros du rock, Brian, Jimmy, John, Janis, Jim, Kurt ou Jeff, le festival part en pleine jeunesse, c’est toujours mieux qu’une lente agonie.






