Les faits du jour en région 
La relation perçue comme fusionnelle entre Ségolène Royal et Dominique Besnehard aurait-elle du plomb dans l'aile? En tout cas, les propos tenus hier dans les colonnes de CL par le producteur et ex-agent de stars n'ont pas du tout été du goût de la présidente de la région Poitou-Charentes. Pour mémoire, l'homme fort du Festival du film francophone d'Angoulême - qui a lancé hier soir la deuxième édition de la manifestation (lire en page 6) - n'a pas été tendre avec Arnaud Montebourg en déclarant: «Je le déteste, c'est une caricature.» Ségolène Royal souhaite dire qu'elle «ne cautionne en aucun cas ces propos» qualifiés de «désobligeants». Elle «invite Dominique Besnehard, une nouvelle fois, à s'en tenir à son indéniable talent relatif au cinéma et à cesser de s'attribuer un rôle politique qui n'existe pas, pas plus que n'existe un rôle de conseil ou de coaching que Ségolène Royal n'a jamais envisagé».
Et le communiqué de son service de presse de poursuivre: «A chacun son métier. Pour Ségolène Royal, l'action politique s'appuie sur des convictions et des valeurs. Ce n'est pas une mise en scène. Les caricatures sur Canal + qui mettent en cause le sérieux, la crédibilité et le travail de Ségolène Royal ne reflètent en rien la réalité et heureusement. Il ne faut donc pas les alimenter par des déclarations inexactes.» Dominique Besnehard, contacté par CL, ne souhaite pas entretenir davantage cette polémique et préfère ne pas répondre à ce communiqué.
Visiblement en tout cas, la présidente de la région Poitou-Charentes a décidé d'engager une nouvelle stratégie de communication. Elle n'avait, jusqu'à aujourd'hui, jamais nié l'influence de Dominique Besnehard. Dans son livre d'entretien avec Françoise Degois «Femme debout» aux éditions Denoël, elle disait notamment à propos du meeting du Zénith en septembre dernier, celui où elle était apparue relookée pour lancer son message de «fraternité»: «Dominique Besnehard, sans lui, il n'y aurait pas eu de Zénith.»
S.U.











